Les Chronographes d’Aviation Tutima
L’original – le Chronographe Militaire Air Force
Le succès est rarement une question de hasard: la montrebracelet
n’a cessé de progresser depuis son invention. Dès
le 18 septembre 1918, alors que ces appareils d’horlogerie
sont encore considérés comme une invention technologique
de pointe, la première montre-bracelet passe le
seuil magique des 10 000 mètres. C’est le jour mémorable
où le pilote Roland Rohlfs établit un nouveau record du
monde d’altitude à exactement 10 550 mètres. Malgré
une température extérieure de -44 °C, sa montre-bracelet
résistera sans effort à l’énorme contrainte thermique.
Depuis ce jour, les montres-bracelets sont un élément
indispensable du poste de pilotage. En fonction des
différentes opérations, elles doivent résister à divers
facteurs tels que les fortes vibrations, l’accélération ou la
décélération extrême et les importants écarts de
température.
Il va sans dire que le bureau des achats de l’armée
allemande est parfaitement conscient de ces exigences.
Au début des années quatre-vingts, l’armée lance un appel
d’offres concernant un chronographe officiel de l’armée de
l’air. Cet appel d’offres est basé sur un profil d’exigences
méticuleusement compilé par les ingénieurs de l’institut
d’essai de l’armée de l’air.
Après un examen approfondi des offres, les autorités
accordent le contrat à Tutima Uhrenfabrik. Les facteurs
décisifs sont non seulement la fiabilité et la précision du
chronographe automatique Tutima, mais également la
conception novatrice des boutons de commande des
fonctions du chronographe. En effet, au lieu d’adopter les
boutons saillants traditionnels, Tutima a opté pour des
boutons-poussoirs très espacés, intégrés dans le boîtier.
Cette solution ingénieuse facilite grandement les
opérations, surtout lorsque l’utilisateur porte des gants!
De plus, ce système n’amoindrit en rien l’étanchéité –
20 bars – du boîtier. Autre avantage important de cette
conception, les pièces non saillantes ne peuvent pas
causer de blessures ou de cassures dans des situations de
turbulences. Pour des raisons de sécurité également, tous
les bords et coins du boîtier ont été chanfreinés.
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